mardi 1 septembre 2015

Merci Catherine Cusset !

Chaque année, c’est la même chose. Un peu comme une fatalité, je sais que je vais tomber sur un roman de Catherine Cusset pendant les vacances. Cet été encore n’a pas échappé à la règle et La blouse roumaine m’a doucement fait glisser d’août à septembre. L’an dernier, c’était Indigo. Rien de prémédité dans tout cela. Simplement, l’histoire se répète, dans les rayons d’une librairie, au hasard des couvertures des livres feuilletés : « Tiens, le dernier Cusset est sorti en poche ! » ou « Une réédition du premier bouquin de Catherine Cusset ! ». J’ai bien  essayé de changer de libraire, pour voir. Rien n’y fait…
J’achète donc et en général je lis très vite le livre en question.
 
Catherine Cusset n’est pourtant pas plus prolixe qu’Amélie Nothomb ...
Son écriture est toutefois fine et incisive, tout comme ses récits. J’avais commencé avec Confessions d’une radine (2003). C’était assez drôle et bien construit. Tout comme La haine de la famille (2001), son précédent livre. La suite, plus convenue, mais intéressante dans son exploration de la vie des intellos, enseignants, « Bobos » français ou américains, et de la famille toujours. Beaucoup de chapitres sont d’inspiration autobiographique ; l’auteur ne s’en cache pas. Je devrais dire autofiction, c’est le terme consacré.
 
Les personnages semblent se suivre et se ressemblent au fil des romans, surtout les héroïnes. C’est peut-être ce qui me plait en la lisant d’une année sur l’autre : retrouver cette sensation familière, comme si on n’avait pas vieilli, ni elle, ni moi… Il se trouve qu’on a le même âge, si j’en crois les quelques lignes en introduction du Folio entre mes mains, et le même amour pour la Bretagne. En revanche pas d’éducation catholique en commun, ni de tignasse frisée ! Ne cherchez pas le lien entre les deux. Il n’y en a aucun.
 
Je ne l’ai jamais rencontrée, juste aperçue sur un plateau télé, un soir. Le souvenir d’une personne simple, souriante, « bon enfant ». Des problèmes, elle en a sûrement, comme nous tous, elle en a même fait un roman, Le problème avec Jane, mais elle ne les rabâche pas en permanence face caméra. Ne pas se méprendre et en faire une spécialiste du « gnangnan » ou des bons sentiments. La dame a choisi le Marquis de Sade comme sujet de thèse, tout de même… et son premier livre a été édité par Philippe Sollers dans la collection L’infini.
 
Elle a choisi de s’installer aux Etats-Unis, où elle a longtemps travaillé dans le milieu universitaire mais il semblerait qu’elle passe toutes ses vacances en France.
Ce serait amusant de l’y croiser, et de lui faire part de mes impressions la concernant.
Forcément, j’aurais son dernier livre en main, ou dans mon sac, car ce serait la fin de l’été, pas encore la rentrée mais presque…
Je pourrais lui dire merci pour ces années à m’accompagner, à distance régulière, en me donnant le sentiment de partager sa force sensible. Une rencontre d’auteur à lecteur, mais incognito, loin de la pression médiatique et de la foule.
La Bretagne, Lyon, Paris ? Qui sait…
 
En attendant, c’est déjà la rentrée et la fin de la lecture en mode illimité.
L’heure est à la reprise : études, travail, et emploi du temps bien défini.
Rien n’interdit cependant de s’octroyer une pause dans une librairie. Avec la rentrée littéraire,  pas moins de 589 romans attendent les inconditionnels et les curieux. Une jolie façon de prolonger l’été et le dépaysement, à seulement deux pas de chez soi.

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